La vie 7ème ressource terrestre est en danger. L'acidification des océans, un phénomène mondial, touche également la Réunion et la Martinique. Observons ensemble les conséquences de cette menace et tentons de comprendre son impact sur nos vies.
Notre planète regorge de ressources terrestres essentielles à la vie, des forêts luxuriantes aux océans vastes et profonds. Ces ressources, qui nous fournissent de la nourriture, de l'eau, de l'air et des matières premières, sont inextricablement liées et soumises à des pressions croissantes dues aux activités humaines. Un problème particulièrement préoccupant est l'acidification des océans, un phénomène qui affecte directement la santé de nos océans et menace les écosystèmes marins et les moyens de subsistance qui en dépendent.
les 12 ressources terrestres
Les ressources terrestres sont essentielles pour la vie humaine et les écosystèmes de la planète. Parmi elles, on en distingue neuf, appelées « limites planétaires », qui sont cruciales pour maintenir l’équilibre écologique : le changement climatique, l’acidification des océans, la déforestation, la biodiversité, le cycle de l’azote et du phosphore, l’utilisation de l’eau douce, la pollution chimique, la concentration d’aérosols dans l’atmosphère et l’intégrité de la couche d’ozone. Aujourd'hui, six de ces limites ont déjà été dépassées, mettant notre planète dans une situation critique. Ces seuils franchis incluent le changement climatique, la biodiversité, le cycle de l'azote, la déforestation, la pollution chimique et l'acidification des océans. Ce dépassement signifie que les systèmes naturels sont surchargés et risquent de provoquer des changements irréversibles, menaçant la stabilité écologique, la biodiversité et les conditions de vie sur Terre.
L’eau douce, essentielle à la vie, est surexploitée pour l’agriculture, l’industrie et la consommation humaine. La pollution et le stress hydrique aggravent la situation, menaçant l’accès à cette ressource vitale et fragilisant l’équilibre des écosystèmes aquatiques.
Les sols, indispensables à l’agriculture, se dégradent sous l’effet de l’érosion, des pratiques agricoles intensives et de l’urbanisation. Cette perte de fertilité menace la sécurité alimentaire mondiale, limitant notre capacité à produire des récoltes durables pour nourrir la population.
Les forêts, considérées comme les poumons de la Terre, subissent une déforestation rapide pour répondre aux besoins agricoles et industriels. Cette destruction réduit leur rôle dans la régulation du climat et la préservation de la biodiversité, menaçant de nombreuses espèces.
La biodiversité est en péril face à la pollution, au changement climatique et à la destruction des habitats. Cette perte appauvrit les écosystèmes et diminue leur résilience, mettant en danger des services naturels essentiels tels que la pollinisation et la régulation des cycles.
Les minerais, dont le cuivre, le lithium et le cobalt, sont exploités à un rythme accéléré pour soutenir les industries technologiques. Cette surexploitation entraîne des pollutions graves, épuisant ces ressources limitées et créant des tensions sociales et économiques.
Les combustibles fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon alimentent notre économie, mais leur utilisation intensive contribue au réchauffement climatique. Leur extraction continue épuise ces ressources et accroît les émissions de gaz à effet de serre, aggravant notre avenir
L’acidification des océans est un phénomène alarmant qui résulte de l’absorption accrue de dioxyde de carbone (CO₂) par les océans. Cette réaction chimique abaisse le pH de l’eau de mer, menaçant directement les écosystèmes marins et les espèces sensibles, comme les coraux et les coquillages, qui peinent à former leurs structures. Devenue la sixième ressource naturelle à atteindre ses limites planétaires, l'acidification entraîne un déséquilibre profond, fragilisant la biodiversité marine et les services écosystémiques essentiels aux sociétés humaines, comme la pêche et la régulation climatique.
L'acidification des océans se mesure par plusieurs variables : le pH, indicateur de l'acidité, la concentration de CO₂ dissous, les ions carbonate (essentiels aux organismes calcifiants), l’alcalinité totale qui atténue les variations de pH, et le DIC (carbone inorganique dissous) pour suivre le cycle du carbone. Ensemble, ces facteurs montrent comment l’augmentation du CO₂ impacte les écosystèmes marins.
Indicateur central de l'acidité, le pH mesure la concentration en ions hydrogène (H⁺) dans l'eau. Une diminution du pH signifie une augmentation de l’acidité de l’eau de mer.
Concentration de dioxyde de carbone (CO₂) dissous : Le CO₂ absorbé par les océans est la cause principale de l’acidification. Sa concentration est mesurée pour évaluer le niveau d'absorption et son impact sur l'équilibre chimique de l'océan.
Concentration en ions carbonate (CO₃²⁻) : Ces ions sont essentiels pour la formation des coquilles et squelettes de nombreuses espèces marines. Avec l'acidification, la concentration en ions carbonate diminue, rendant difficile le développement des organismes calcifiants.
Alcalinité totale : Elle mesure la capacité de l'eau de mer à neutraliser les acides, indiquant la quantité de composés qui peuvent atténuer les changements de pH.
DIC (carbone inorganique dissous) : Somme de toutes les formes de carbone inorganique dissous (CO₂, bicarbonate HCO₃⁻ et carbonate CO₃²⁻) dans l’eau de mer, le DIC aide à comprendre le cycle du carbone océanique et les variations du pH.
Température de l'eau : Elle influence la solubilité du CO₂ et donc son absorption par l'eau. Une eau plus chaude dissout moins de CO₂, mais les variations de température peuvent aussi impacter la chimie du carbonate.
Salinité : La salinité affecte la capacité de l'eau de mer à dissoudre et à tamponner le CO₂. Des changements dans la salinité peuvent influencer le pH et l'alcalinité.
Des organismes mondiaux de conservation et de biologie marine comme Copernicus Marine, la NASA marine et la NOAA pour ne citer qu''eux ont mis en place des protocoles de mesure pour suivre l'état de nos océans. Ces protocoles, variés et complexes, permettent de collecter des données sur des centaines de facteurs, dont les cinq suivants :
Présence de différentes matières et molécules:
Des analyses chimiques et biologiques sont réalisées pour déterminer la composition de l'eau de mer, la présence de polluants et d'autres éléments importants pour la santé de l'océan.
Température de l'eau:
Des mesures de température sont prises à différents endroits et profondeurs pour comprendre les courants marins, les changements climatiques et leur impact sur la vie marine.
Salinité de l'eau:
La salinité, qui correspond à la concentration de sel dans l'eau, est un autre facteur crucial pour la vie marine.
Niveau de l'eau:
La surveillance du niveau de l'eau est essentielle pour comprendre l'impact du changement climatique sur les côtes et les populations qui y vivent.
Courants marins:
Les courants marins jouent un rôle important dans la circulation de l'eau, le transport des nutriments et la dispersion des espèces marines.
Pour collecter ces données, les scientifiques utilisent une variété de méthodes :
La surveillance satellitaire joue un rôle crucial car elle permet de collecter des données sur l'ensemble de l'océan, même dans des zones difficiles d'accès. Ces données sont ensuite utilisées pour suivre l'évolution des océans, comprendre les changements climatiques et protéger la biodiversité marine.
2023-01-01 00:00:00 - 2024-05-01 00:00:00
0.5057600140571594 - 5902.0576171875
sea water ph reported on total scale
La carte interactive permet de suivre l'acidification des océans entre 2000 et 2024. En ajustant la période et la profondeur, vous pouvez observer comment le pH de l'eau change, allant de 8.6 (valeur normale) à 7 (désastre climatique). Cette acidification est visible même à des profondeurs extrêmes, atteignant 5000 mètres, ce qui représente la hauteur de l'Everest. L'évolution du pH, négative pour la vie humaine, est ainsi visible sur la carte.
La carte précédente illustre l'évolution du pH à l'échelle mondiale entre 2022 et 2024, et met en évidence que les mesures sont effectuées en profondeur. En effet, l'étude du pH se limite pas à la surface des océans. Cette approche nécessite des calculs complexes, prenant en compte chaque point des océans dans le temps et en profondeur. Il s'agit d'une équation tridimensionnelle qui représente un véritable défi pour les scientifiques. Ces calculs reposent sur une grande quantité de données collectées lors de relevés minutieux.
Vous l'aurez compris, mesurer n'est pas chose facile et une variante de relevé même infime peuvent engendrer des résultats totalement différents à t'échelle mondiale comme locale.
En observant des relevés PH de Copernicus et de la NASA, il peut arriver de trouver des différences variant sur de petites échelles qui au final peuvent avoir des répercutions sur les calculs et analyses.
Aujourd'hui nous ne calculons pas l'intensité de ces variations sur Drow, c'est un projet de longue haleine qui est en cours d'écriture.
Prochainement sur Drow nous diffuserons les méthodes de calcul mises en place mais pour le moment concentrons nous sur le local.
Ce document se concentre sur une approche pratique et localisée de l'acidification des eaux. Nous reconnaissons la complexité du sujet et la multitude de facteurs en jeu, mais nous nous attachons à présenter les concepts clés de manière accessible, en fonction de votre niveau de compréhension. Notre objectif est de vous familiariser avec les bases avant d'aborder des aspects plus techniques de la recherche.
Observer les changements environnementaux à l'échelle locale : un besoin crucial
Comprendre l'impact des changements environnementaux mondiaux, tels que la surexploitation des ressources terrestres et l'acidification des océans, est essentiel. Cependant, il est tout aussi important de "comprendre comment ces changements se manifestent localement", afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des populations et de leurs habitats.
Pour y parvenir, il est crucial de développer des outils d'observation adaptés à l'échelle locale. L'utilisation de bouées numériques avec les composants DROWS (Deep-Sea Remotely Operated Components) apparaît comme une solution prometteuse.
Pour parler de localité nous avons choisi la Réunion et la Martinique dans et article, cependant nous pourrions effectuer les même analyses n'importe ou sur terre.
L'idée étant de vous parler des bouées numériques et de comparer deux points distants à proximité de leurs aéroports respectifs.
les charts suivants vont donc exprimer les variables cruciales pour l'analyse de l'acidification sur une échelle de profondeur relative aux activités marines comme la plongée et l'espace d'évolution des récifs.
Dans cet article nous n'observerons que les faits et n'aborderons aucunement les causes ou les conséquences qui ne seraient que des hypothèses pouvant être soumises à inteerprétation. Les faits ce sont les phénomènes observés par relevés marins et scientifiquement éprouvés.
bouée placée sur la zone côtière proche de l'aéroport de Saint-Denis
Historique des relevés PH entre 1985 et 2024 à la Réunion
Le ph vue par mois de l'année varie énormément et ne permet pas d'obtenir une vision claire de son évolution temporelle, c'est pourquoi l'algo drow permet d'éffectuer des lissages par jour/mois/année, observons maintenant le ph par année sur les meme dates
Bien que la baisse entre 2020 et 2021, passant de 8.028 à 8.024, puisse sembler minime, il s'agit d'une diminution significative sur une seule année. Il est important de rappeler que le pH ne doit jamais descendre en dessous de 7.
bouée placée sur la zone côtière proche de l'aéroport de Saint-Denis
Historique des relevés PH entre 1985 et 2024 en Martinique
Le ph vue par mois de l'année varie énormément et ne permet pas d'obtenir une vision claire de son évolution temporelle, c'est pourquoi l'algo drow permet d'éffectuer des lissages par jour/mois/année, observons maintenant le ph par année sur les meme dates
En 2022, le pH de l'eau de mer en Martinique était de 8,024. En 2024, il a légèrement diminué à 8,021. Cela signifie que l'acidité de l'eau de mer en Martinique est légèrement plus élevée qu'en 2022, ce qui indique une qualité de l'eau inférieure à celle de la Réunion.
On peut affirmer que l’acidification entre La Réunion et la Martinique est très différente.
Un des facteurs principaux est la différence de température, avec plus de 3 °C d’écart en moyenne, ce qui influence la solubilité du CO₂ et donc son absorption par l’eau. Une eau plus chaude dissout moins de CO₂, ce qui tend à diminuer le pH (donc augmenter l'acidité).
Sans entrer dans les causes la variation des courants océaniques joue un rôle important sur l'acidification: La Martinique et La Réunion sont influencées par des systèmes de courants différents (courants de l'Atlantique Nord pour la Martinique et de l'océan Indien pour La Réunion). Ces courants apportent des masses d'eau aux caractéristiques chimiques et biologiques distinctes, influençant les niveaux de CO₂ dissous et la dynamique de l'acidification.
WIP : Dans un prochain article on vous cuisine un composant destiné à comprendre la provenance de différents facteurs depuis les mouvements marins.
La météo et la pluviométrie influencent l'acidification des océans, particulièrement au niveau local, en modifiant la composition et les propriétés de l'eau de mer de plusieurs façons :
Ces impacts sont généralement locaux et plus prononcés dans les zones côtières proches des apports d’eau douce, des rivières et des fleuves, où l'acidification peut être accentuée par ces facteurs météorologiques.
Alors qu'en est-il côté historique météo et pluviométrie ?
Total des précipitations lissée par années à la Réunion.
Total des précipitations lissée par années en Martinique
Bien que La Réunion reçoive des précipitations bien plus importantes que la Martinique, leur impact sur notre analyse de l'acidification est moins significatif qu'il n'y paraît. Une analyse approfondie devrait prendre en compte plusieurs facteurs, notamment les pics saisonniers de pluviométrie et la provenance de l'eau douce, comme le Gulf Stream et d'autres courants marins. Notre éditeur ne permet pas encore de visualiser ces nuances, mais nous travaillons à y remédier.
Si le seuil critique d’acidification des océans est dépassé, les impacts sur la biodiversité marine et sur nos vies seront dévastateurs. L’acidification, causée par l’absorption de CO₂ par les océans, réduit la disponibilité des ions carbonate nécessaires à la formation des coquilles et squelettes des coraux, mollusques et crustacés. Une acidification excessive menace donc directement les récifs coralliens, habitats de milliers d’espèces marines. Leur disparition entraînerait un effondrement des écosystèmes marins, affectant toute la chaîne alimentaire, y compris les populations humaines qui dépendent de la pêche pour se nourrir et pour leur économie.
De plus, la perte des coraux, qui absorbent l’énergie des vagues, augmenterait la vulnérabilité des côtes face aux tempêtes et à l’érosion, exposant les populations côtières à des risques accrus.
de Ton Oxygène Vient des Océans :
50 à 60 milliards de tonnes
d’oxygène (O₂) produits par an.
de ton Air provient des forêts un chiffre en constante diminution
Les océans produisent environ 30 à 60 % de l'oxygène mondial grâce aux micro-organismes comme le phytoplancton, qui, via la photosynthèse, libèrent de l'oxygène dans l'atmosphère.
L'acidification des océans menace ce processus : un excès de CO₂ dans l'eau rend le milieu hostile pour le phytoplancton, qui produit moins d’oxygène. Si cette production venait à s’étouffer, l’air que nous respirons pourrait devenir insuffisant pour répondre aux besoins de la population mondiale, créant un risque pour la santé humaine et pour la faune terrestre. L
Les océans sont donc essentiels à notre respiration en générant la majeure partie de l'oxygène atmosphérique, et leur protection est indispensable pour maintenir cet équilibre vital.
Des solutions éprouvées existent pour répondre à ce défi mondial, notamment par une reforestation massive et un arrêt immédiat de la déforestation en Amazonie.
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